| Risque de récidive dans le cancer des ovaires |
|
Un grand nombre de patientes victimes d’un cancer ovarien
connaissent une rechute, que l’on appelle aussi récidive,
dans les 12 à 24 mois suivants en dépit d’un
traitement apparemment réussi, par chirurgie et chimiothérapie,
ayant entraîné une disparition totale de la tumeur.
Jusqu’à présent, il n’existait aucun traitement
à base scientifique pour la prévention de cette possible
récidive; il n’y avait donc aucune preuve indiquant
qu’une extension de la chimiothérapie en traitement
d’entretien prolongeait la survie.
En cas de récidive, les possibilités thérapeutiques
sont limitées et la maladie est dans la plupart des cas,
considérée comme incurable.
|
|
Tumeur ovarienne
– Traitement standard |
|
Traitement
en 1re intention
|
‘Watch
and Wait’
(attente et observation,
aucun traitement approuvé) |
Chimiothérapie en 2e intention
|
Chirurgie + chimiothérapie
|
Réponse complète

~18 mois
|

Récidive |
|
|
Mortalité
de 50%, 5 ans après le diagnostic;
lorsque le diagnostic est tardif, le taux de mortalité
atteint 90%
|
|
|
Un nouveau principe thérapeutique: la vaccination par l’anticorps
Abagovomab
Il existe à présent une approche thérapeutique
totalement nouvelle: une vaccination qui préviendrait les
récidives. La substance active dénommée abagovomab
est un anticorps monoclonal capable de stimuler le système
immunitaire afin qu’il produise des anticorps spécifiques
contre la tumeur.
|
Les cellules tumorales du cancer ovarien présentent l’antigène
CA 125 sur leur surface.
L’Abagovomab fournit au système immunitaire féminin
une protéine qui ressemble très fort à l’antigène
CA 125 de la tumeur, mais qui en diffère de telle sorte
que le système immunitaire féminin lance une réaction
immunitaire, qui déclenche la formation d’anticorps
spécifiques capables de reconnaître et de combattre
la protéine CA 125, protéine caractéristique
du cancer des ovaires.
Cela signifie que le corps s’aide lui-même à
ne pas contracter la maladie à nouveau.
Les chercheurs internationaux placent de grands espoirs dans ce
principe thérapeutique et dans la substance active utilisée,
l’abagovomab, qui est toujours en phase de test clinique
et qui n’est pas encore autorisée pour un usage commercial.
Dans une étude de phase II impliquant 119 patientes avec
un cancer ovarien avancé, chez qui les traitements classiques
s’étaient déjà révélés
inefficaces, le traitement par abagovomab a entraîné
la formation d’anticorps contre la tumeur chez 70% des patientes.
|
|
|
|
| Ce traitement a permis de prolonger
la durée de survie, qui est passée de 4,9 mois à
23,4 mois. Ces résultats étant très prometteurs,
le développement qui mène à la mise sur le
marché du vaccin se doit d’être très rapide
pour que, s’il continue à ainsi répondre aux
attentes des chercheurs, toutes les femmes touchées puissent
bénéficier du vaccin le plus rapidement possible.
Les patientes admises à participer à l’étude
MIMOSA
L’étude MIMOSA (Monoclonal
antibody Immunotherapy for Malignancies
of the Ovary by Subcutaneous Abagovomab
- Immunothérapie par anticorps monoclonaux dans les tumeurs
malignes ovariennes, par abagovomab en sous-cutané) teste
l’efficacité du vaccin administré par rapport
à un placebo. L’objectif de l’étude est
d’examiner dans quelle mesure il est possible de prolonger
la période de rémission et la survie globale.
En outre, l’étude analyse la tolérabilité
d’administrations répétées d’abagovomab
et vise à obtenir la preuve que le vaccin stimule le système
immunitaire à produire des anticorps. Jusqu’à
présent, l’abagovomab a révélé
un bon profil de tolérance. A ce jour, aucun effet indésirable
grave n’a été observé dans les études
cliniques impliquant cette substance active.
Près de 900 femmes atteintes d’un cancer des ovaires
peuvent être admises dans l’étude, qui sera conduite
dans 151 centres de par le monde.
L’étude MIMOSA est
une étude contrôlée par placebo, dans laquelle
l’effet de l’abagovomab est comparé à
celui du placebo. Les participantes sont réparties de manière
aléatoire dans un bras ou l’autre de l’étude
(abagovomab ou placebo).
Les participantes ont deux fois plus de chance de recevoir la substance
active que d’être versées dans le bras témoin.
Ni le médecin hospitalier ni la patiente ne savent si la
patiente reçoit l’Abagovomab ou le
placebo. L’injection des substances se fait par voie sous-cutanée,
ce qui signifie que le vaccin ou le placebo est injecté sous
la peau, au moyen d’une petite aiguille, au niveau de la fesse,
du haut de la cuisse, de l’abdomen ou du bras.
En l’absence d’effet indésirable grave et de
récidive du cancer, le traitement durera au moins 21 mois
et au plus 45 mois. Durant la phase d’induction, le vaccin
(ou le placebo) est injecté quatre fois à intervalles
de deux semaines. Durant la phase d’entretien, les patientes
reçoivent une injection tous les mois.
Un examen physique de routine est pratiqué lors de chaque
traitement.
Pour garantir un bon suivi de leur état de santé,
les patientes sont également invitées à consulter
régulièrement leur médecin traitant après
la fin du traitement.
Pour en savoir plus sur l’étude MIMOSA, rendez-vous
sur: www.clinicaltrials.gov
|
|